Coccinelle Citadine, le goût de l'AMAP.
  
Loris
Nouvelles

Antibes Juan-les-Pins en fleurs !

20160421 FloraliesAffichePour célébrer l’arrivée du printemps, l’éveil de la nature et le retour des beaux jours, Antibes Juan-les-Pins organise du 13 au 21 mai, "les Floralies, Antibes Juan-les-Pins en fleurs", une nouvelle manifestation entièrement vouée à la fleur et au jardin.
Capitale de la rose, terre d’horticulture et berceau des créations Meilland, notre ville a conservé une histoire forte avec les fleurs qu’elle souhaite cultiver...


Agribio 06, l'association des agriculteurs bio des Alpes-Maritimes

2ème édition de l'évènement De Ferme en Ferme dans les Alpes-Maritimes!

Rendz-vous le week-end du 23 et 24 avril dans 14 fermes de notre département.


Un week-end gratuit de portes ouvertes de fermes pour partir à la rencontre des producteurs de nos vallées. 

De Ferme en Ferme, c'est une démarche collective tournée vers la qualité, la transparence sur les produits et les prestations agricoles, dans le désir de communiquer et de transmettre une certaine conception de l'agriculture à des visiteurs souvent extérieurs au monde rural.

 

1 Ciné Bio qui a lancé l'évènement le 4 avril au Cinéma Les Visiteurs du Soir à Valbonne : une salle comble pour la projection du documentaire "En Quête de Sens", des visiteurs émus et inspirés se rencontrant autour d’une dégustation de produits bio & locaux préparé par Agribio 06!

14 fermes ouvertes les 23 et 24 avril dans les Alpes-Maritimes, organisées en 5 circuits :

Biodiversité en montagne
- 1 - Les Vergers d'Entrevaux (Entrevaux)
- 2 - L'Oursin Bleu (Ascros)
- 3 - Lou Preï (Ascros)

Délices du Pays de Grasse
- 4 - La Chèvrerie du Bois d'Amon (Saint-Cézaire-sur-Siagne)
- 5 - Au Pays d'Audrey - Mas de l'Olivine (Peymeinade)
- 6 - Yann Vidal (Mouans-Sartoux)

Trésors du Baou
- 7 - Pierre Boijout (Saint-Jeannet)
- 8 - La Clémandine (Saint-Jeannet)
- 9 - Vignoble Rasse (Saint-Jeannet)
- 10 - Domaine des Hautes Collines de la Côte d'Azur (Saint-Jeannet)

Saveurs du Pays des Paillons
- 11 - La Sousta (Contes)
- 12 - Adolive - Domaine des prés fleuris (L'Escarène)

Haut-Pays Mentonnais
- 13 - Maison Saint-Joseph (Sospel)
- 14 - Saveur Caprine (Breil-sur-Roya)

 


LES SOUFFLEURS D'AVENIR anchor
FESTIVAL DE L'INNOVATION ÉCOCITOYENNE - 2ÈME ÉDITION


Du 29 avril au 1er mai 2016
Biot village et Pré de la Fontanette (localiser)
Entrée libre

 
  La Ville de Biot organise la 2ème édition de "Souffleurs d’Avenir - Festival de l’innovation écocitoyenne". Cette manifestation est l’occasion de partager des expériences innovantes autour d’acteurs engagés dans une démarche de transition. Un marché bio et paysan : des tables-rondes, conférences et débats ; des projections de films et expositions ; des stands, ateliers et animations ludiques… sont au rendez-vous. Un programme ludique attend également vos enfants.
4 thématiques majeures sont abordées cette année : la résilience face aux risques ; vers une autre agriculture ; apprendre et chercher autrement ; le travail du futur. Des invités de renommée nationale seront présents pour échanger et débattre autour de ces sujets, mais aussi partager leur expérience avec vous.




Le festival est parrainé par Boris Cyrulnik, neurologue, psychiatre, éthologue et Emmanuel Druon, Président de Pocheco, entreprise présentée dans le film "Demain".
Cette année, Alternatiba 06 installe un "Village des solutions alternatives" sur le Pré de la Fontanette. Il s’agit de rassembler des porteurs d’alternatives concrètes face à la crise écologique, sociale et économique. Stands, mini-conférences, ateliers participatifs et démonstrations pratiques permettront de montrer les solutions possibles.

C'est la reprise de la saison 2016 pour coccinelle citadine.

Pour tout renseignement contactez-nous !coccinelle_036.gif


Le gendarme qui a tué Rémi Fraisse a été convoqué par les juges

19 mars 2016 / Grégoire Souchay et Marine Vlahovic (Reporterre)   

Le gendarme mis en cause dans la mort de Rémi Fraisse, en octobre 2014, sur la ZAD du Testet, a été entendu vendredi 18 mars par les juges d’instruction. Le voile d’ombre sur cet homicide commence à se lever.

- Toulouse, correspondance

Il a soigneusement évité tout contact avec les journalistes rassemblés ce vendredi matin, 18 mars, dans le hall du Tribunal de Grande Instance de Toulouse. Le Maréchal des Logis J, lanceur de la grenade offensive qui a coûté la vie à Rémi Fraisse le 26 octobre 2014 s’est rendu à l’audition où il était convoqué par Anissa Oumohand et Elodie Billot, les juges d’instruction en charge du dossier.

En lieu et place du gendarme mobile, son avocat Me Jean Tamalet, affable et souriant, reçoit la presse et assure être confiant. Sous une nuée de micros, il répète inlassablement que le drame de la nuit du 25 au 26 octobre était un « accident » et que son client a respecté la loi et les ordres. Il avance une comparaison hasardeuse : « C’est comme si vous conduisiez votre voiture en respectant les règles de conduite : d’un seul coup une personne jaillit sur la route et vous le percutez, vous le tuez, et bien c’est un accident. Là, c’est exactement la même chose », assure-t-il avant de monter dans le bureau des juges.

Trois heures plus tard, à la fin de l’audition, le gendarme J. répond toujours aux abonnés absents et c’est de nouveau son avocat, toujours souriant, qui annonce que son client n’a pas été mis en examen mais « placé sous statut de témoin assisté » avant de préciser : « Il va pouvoir avoir accès au dossier. Surtout, cela signifie qu’il ne peut pas être renvoyé devant le tribunal, c’est un signal fort. La suite logique est qu’il bénéficie d’un non-lieu ». L’avocat estime que « l’instruction pourrait s’achever dans six mois ».

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Me Jean Tamalet, l’avocat du gendarme mobile convoqué par les juges

Une enquête loin d’être terminée

Pourtant, rien n’est moins sûr. Jusqu’ici les auditions avaient été réalisées par des gendarmes, dans le cadre d’une commission rogatoire. Des auditions qui ont paru insuffisantes aux juges. Elles ont demandé d’entendre elles-mêmes le maréchal des logis J. De plus, l’information judiciaire ouverte le 29 octobre 2014 pour « violences ayant entraîné la mort sans intention de la donner » est désormais requalifiée en « homicide involontaire ». Il s’agit là d’une avancée pour Claire Dujardin, l’un des conseils de la famille de Rémi Fraisse : « C’est mieux qu’une mise en examen pour une qualification qui ne tient pas la route ». L’avocate toulousaine est satisfaite de la décision des juges « Ce statut de témoin assisté peut-être modifié à tout moment. Mais surtout, il signifie que le gendarme n’est pas considéré comme l’auteur direct du lancer et qu’il y en a peut-être d’autres », explique-t-elle.

L’enquête, par ailleurs, se poursuit. Le gendarme mobile n’était pas le premier à se rendre dans le bureau des deux juges toulousaines. Mi-février, elles ont auditionné six opposants au barrage de Sivens, présents sur les lieux la nuit du drame. Ces témoins directs ou indirects du décès de Rémi Fraisse ont pu relater, avec une écoute attentive et patiente, leur version des faits, qui contredit celle des gendarmes.

C’est le cas de Nath (prénom modifié) que Reporterre a pu rencontrer. Le jeune homme, encore vivement touché par ce qu’il a vu cette nuit-là, se trouvait au plus près des forces de l’ordre et à quelques mètres seulement de l’endroit où Rémi Fraisse a été atteint par la grenade mortelle : « J’ai le souvenir d’avoir vu passer Rémi juste à côté de moi, s’approchant des gendarmes les bras levés comme pour leur dire d’arrêter. J’ai entendu plusieurs explosions. Quand je me suis retourné, j’ai vu une ombre par terre. Quelqu’un a essayé de le tirer de là, avant de se prendre un tir de flashball. Puis les flics sont arrivés et l’ont traîné sur plusieurs mètres », raconte-t-il avec beaucoup d’émotion.

Selon ce témoignage, Rémi Fraisse, horrifié par la violence déployée par les forces de l’ordre cette nuit là se serait avancé vers eux pacifiquement, pour leur demander de calmer le jeu. Un récit qui diffère totalement de la version présentée par les gendarmes.

Lesquels décrivent, notamment dans l’enquête administrative de l’IGGN (Inspection Générale de la Gendarmerie Nationale) une horde de « manifestants radicaux équipés de protections (…) et qui emploient des projectiles de toutes sortes ».

Comme Christian, autre témoin rencontré plusieurs fois par Reporterre, Nath est formel : « J’ai vu des flics ou des gendarmes, je ne sais pas, derrière une souche, à l’extérieur de la zone de vie, qui nous lançaient des grenades ou des balles de flashball ». Ce témoignage, porté devant la justice, met de nouveau en doute la version officielle qui veut que les gendarmes était durant cette nuit tragique en position défensive, retranchés à l’intérieur de la « zone de vie », une position qu’ils avaient pour mission de tenir.

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Le plan de la « zone de vie » et des lieux où a été tué Rémi Fraisse, selon le rapport de l’IGGN

« Ne pas s’arrêter à la désignation d’un lampiste »

Autant de contradictions et de zones d’ombre qui restent en suspens, et que la poursuite de l’instruction pourrait éclaircir en venant poser la question des responsabilités de la hiérarchie et du pouvoir politique. Une question clef pour ceux qui ont mené la bataille juridique contre le projet de barrage, le Collectif Testet : « Qui a pris la décision de maintenir les gendarmes cette nuit-là alors qu’il n’y avait rien à protéger ? Qui a autorisé l’usage des grenades offensives alors que les gendarmes n’étaient pas gravement menacés ? » s’interroge le Collectif dans un communiqué diffusé vendredi en réaction à l’audition du gendarme mobile. « Le Collectif Testet espère que l’enquête judiciaire ne va pas s’arrêter à la désignation d’un lampiste qui paierait pour les irresponsables politiques qui étaient à la manœuvre. Il est temps que les juges s’intéressent enfin à toute la chaîne de commandement qui a abouti à l’envoi de la grenade qui a tué le jeune militant écologiste, y compris les consignes données par des membres du gouvernement ».

Un sentiment partagé par Me Dujardin : « On a ouvert une porte, c’est le vrai départ de l’instruction qui peut définir les responsabilités de chacun ».


Passez en mode action
Le 19 mars 2016 à 20h30, des millions de personnes tout autour du monde vont éteindre la lumière pendant une heure pour célébrer leur engagement pour la planète. Rejoignez le mouvement et ajoutez votre nom !



Pierre Rabhi au Théâtre National de Nice, Promenade des arts, le dimanche 7 Février à 14h pour un échange en toute convivialité avec Irina Brook. Entrée libre. Réservation obligatoire au 04 93 13 90 90.


Refusons la déchéance de nationalité et la constitutionnalisation de l’état d’urgence

Manifestons samedi 30 janvier 2016 à 14h30 Place Garibaldi à Nice

En réaction à l’horreur des attentats qui ont frappé notre société tout entière, l’état d’urgence a été décrété par le gouvernement, puis prolongé pour une durée de trois mois. Un projet de loi constitutionnelle prévoit l’inscription, dans la Constitution, non seulement de l’état d’urgence mais aussi de la déchéance de la nationalité pour les binationaux auteurs de « crimes constituant une atteinte grave à la vie de la nation ».

Sortons de l’état d’urgence

  • L’état d’urgence conduit à des décisions arbitraires, des dérives autoritaires. Depuis novembre 2015, plus de trois mille perquisitions sont intervenues. Tout comme les assignations à résidence, elles ont donné lieu à de nombreux dérapages, à un accroissement des discriminations à l’égard de populations déjà stigmatisées en raison de leur origine et/ou leur religion supposée ou réelle. Toutes ces mesures, dont l’efficacité n’est pas démontrée, mettent à mal la séparation des pouvoirs : l’exécutif s’accapare le pouvoir législatif et relègue le pouvoir judiciaire hors de son rôle de gardien des libertés.
  • Inscrire l’état d’urgence dans la Constitution, c’est graver dans le marbre ce régime d’exception qui permet l’action des forces de sécurité sans contrôle du juge. C’est habituer les citoyen-ne-s à un état d’exception. Avec les moyens ainsi mis en place, il faut s’inquiéter des pouvoirs sans contrôle donnés à ceux qui peuvent arriver aux manettes de l’Etat…
  • Inscrire le retrait de la nationalité française aux binationaux condamnés pour crimes terroristes, c’est porter atteinte au principe même d’égalité des citoyens, inscrit à l’article 2 de la Constitution, fondement de la République. C’est instituer, dans la loi fondamentale de notre pays, deux catégories de Français, ceux qui le seraient et ceux qui le seraient moins, au motif que leurs parents ou grands-parents ne l’étaient pas. C’est, de fait, remettre en cause le principe d’une nationalité française ancrée dans le droit du sol.
  • C’est aussi mettre dans la Constitution une mesure dont personne ne croit à l’efficacité en termes de lutte contre le terrorisme, mais réclamée depuis longtemps par le Front national.
  • C’est banaliser la logique du rejet de l’autre. C’est s’exposer à ce que d’autres majorités politiques élargissent le champ des actes conduisant à la déchéance de nationalité.

N’acceptons pas la gouvernance de la peur : exigeons la sortie de l’état d’urgence !

Nous affirmons qu’il est nécessaire et possible que l’Etat protège les habitants face au terrorisme, sans remettre en cause les droits et les libertés. Nous refusons une société du contrôle généralisé, une société qui glisse de la présomption d’innocence au présumé potentiellement coupable. Ne donnons pas satisfaction aux terroristes qui cherchent justement à nous faire renoncer à notre vie démocratique.

L’état d’urgence contribue au renforcement des préjugés racistes, aux amalgames et aux pratiques discriminatoires.

Notre pays a été blessé, mais loin d’en soigner les plaies, l’état d’urgence risque de les exacerber en appauvrissant notre démocratie, en délégitimant notre liberté. C’est pourquoi, nous demandons la levée de l’état d’urgence et l’abandon de cette réforme constitutionnelle.

Nous appelons tous les habitants de notre pays à développer la citoyenneté et à agir pour construire une société solidaire.


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